Blogue6 mai 2021

1er anniversaire du G15+ : se réunir pour créer un Québec plus solidaire, vert et prospère

Cela fait maintenant un an que le G15+ s’est formé afin de nourrir les réflexions sur la relance et la transformation de l’économie. Pour la première fois au Québec, des leaders de tous les milieux — économiques, sociaux, syndicaux, environnementaux et régionaux — décident de se regrouper pour jeter les bases de choix de société rassembleurs et structurants.

Le collectif, réuni avec l’appui direct et indéfectible de Fondaction, a déjà produit un Cahier de propositions composé de recommandations et de fiches projets qui ont été présentées à plus d’une quinzaine de ministres, tant à Québec qu’à Ottawa. Et le 11 mai prochain, il organisera un forum intitulé « Le Québec que nous voulons : solidaire, prospère et vert », lors duquel la présidente-directrice générale de Fondaction, Geneviève Morin, de même que le vice-président et chef de l’Investissement, Stéphan Morency, prendront la parole.

Croire au dialogue pluriel et l’encourager

Selon Daniel Charron, vice-président Engagement sociétal et affaires publiques à Fondaction, « pour relever les défis auxquels nous faisons face, il est nécessaire que des leaders en action d’horizons divers s’engagent dans un dialogue pluriel. Le dialogue est bénéfique pourvu qu’il permette la concertation et un passage efficace à l’action. Chacun comprend mieux la perspective de l’autre et, de là, on évolue, on se donne une direction commune, on développe les solutions les plus pertinentes et on les met en œuvre dans nos sphères d’activités respectives ».

Leila Copti, présidente de COPTICOM, Stratégies et Relations publiques, est l’une des instigatrices du collectif. Elle n’en revient pas du rythme auquel celui-ci avance : « il s’agit d’un regroupement spontané et malgré un contexte difficile, on trouve le moyen de se réunir au moins une fois par semaine depuis plus d’un an. Ce niveau d’engagement, cette ouverture et cette discipline des différents acteurs du G15+ m’épatent ».

Un vaste horizon de transformation

Les propositions sont concrètes et touchent de nombreux domaines clés. Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, souligne par exemple la proposition d’utiliser la relance « pour construire des écoquartiers partout où le potentiel de consolidation est présent et assurer une offre d’habitation abordable ».

De la promotion de collectivités résilientes à l’accessibilité au logement, de l’exemplarité sociale et environnementale des marchés publics au financement innovant, de la transformation du modèle de services fournis aux aînés au virage alimentaire local, l’horizon de transformation est vaste. On recherche par exemple une plus grande complémentarité entre les investissements privés et les investissements publics dans les projets présentant un rendement sociétal et extrafinancier élevé.

Une occasion sans précédent de faire les choses autrement

La pandémie a été un révélateur de l’importance et des impacts des changements climatiques et des inégalités dans nos sociétés. D’aucuns croient qu’on doit profiter de ce momentum pour s’y attaquer.

Comme le souligne Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, « le dérèglement climatique ne cesse d’accentuer notre inquiétude pour les générations futures. Saisissons dès à présent les occasions qui s’offrent à nous pour construire de nouvelles bases durables ».

Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale, abonde dans le même sens : « il est essentiel de saisir l’occasion qui nous est offerte par la relance économique pour mettre les entreprises au service des besoins et des aspirations des communautés ».

C’est d’ailleurs en ligne avec l’approche de la finance durable. Alors que d’autres investisseurs cherchent d’abord à faire de l’argent et essaient ensuite de générer des impacts positifs, Fondaction cherche à inverser cette logique : « Nous partons plutôt de l’intention. Celle de répondre à un besoin. Il s’agit d’abord de vouloir accomplir les bonnes choses pour ensuite travailler sur la manière de le faire et de générer un rendement compétitif à nos actionnaires » précise Daniel Charron.

Provoquer l’innovation, des actions convergentes et des résultats positifs

Pour transformer les manières de penser et de faire, Fondaction favorise le dialogue avec des leaders dans leurs milieux ; les gens sur le terrain, les experts, les chercheurs, les organisations et les mouvements sociaux. En travaillant sur les véritables causes des enjeux, cela aide à lever des freins, à faire preuve d’innovation et d’audace. C’est ainsi que Fondaction identifie les entreprises et projets qu’il souhaite financer pour pouvoir générer des retombées positives et mettre sur pied des solutions qui viennent combler les lacunes du marché.

Les fruits de cette approche, propre à Fondaction, sont nombreux, qu’on pense aux initiatives qui ont été lancées tout récemment, tant dans le domaine de l’accessibilité au logement, de l’efficacité énergétique ainsi que de l’économie circulaire.

Fondaction est convaincu que la transformation positive passe par l’engagement d’une pluralité d’acteurs de la société. Ceux-ci doivent « tisser des liens » et « unir leurs forces », et il est essentiel d’encourager et rendre possible ce dialogue. Son soutien au G15+ et à ses activités est animé par cette ambition.

« Nos choix politiques et nos investissements au cours de la prochaine décennie vont déterminer de manière critique la santé de notre planète et l’avenir de l’humanité, allègue Sabaa Khan, directrice générale, Québec et Atlantique, de la Fondation David Suzuki. Dans ce contexte, une approche pangouvernementale et intersectorielle à la durabilité, telle que préconisée par le G15+, est essentielle afin de favoriser la résilience intergénérationnelle au Québec, sans que personne ne soit laissé pour compte. »

On ne saurait mieux dire.