Perspective13 février 2025

Dans la tempête… Gardons le cap sur un monde durable

Geneviève Morin
Par Geneviève Morin

Présidente directrice générale de Fondaction
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Ces dernières années, nous avons eu la chance d’observer un intérêt croissant pour la finance durable. Le nombre de fonds « ESG* » ou « durables » a considérablement augmenté. Parallèlement, des règlementations ont été mises en place et les engagements en matière de décarbonation se sont multipliés. Cette période a été enthousiasmante, et a donné l’impression que nous marchions résolument dans la bonne direction. 

Mais le contexte politique change, tout comme le ton des débats. En revanche, évitons de nous mettre sur la défensive. Au contraire ! Soyons à la hauteur de nos convictions profondes et soyons encore plus forts.  

Parce que la réalité, elle, n’a pas changé. Le consensus scientifique reste clair : la planète a des limites que nous transgressons chaque année. Nos façons de produire et de consommer nous mènent droit dans le mur et creusent de graves inégalités sociales. L’économie doit se transformer, et la finance a un rôle crucial à jouer. Pour cela, elle doit cesser d’investir dans ce qui nuit encore davantage et privilégier les entreprises, secteurs et approches offrant de bonnes solutions aux enjeux actuels.  

L’économie doit changer et elle va changer pour répondre aux besoins des personnes dans le respect des limites de la planète. Et plus on attend, plus le changement devra être radical. 

Les choix « payants » à long terme demeurent les mêmes. Ce sont les entreprises qui offrent dès maintenant des produits et services qui contribuent à cette transformation positive qui seront les championnes de demain… et qui sont ainsi susceptibles de générer les meilleurs rendements financiers, en plus de leurs impacts environnementaux et sociaux positifs ! 

La finance durable n’est pas une mode : c’est la finance de l’avenir.  

Le piège du « chacun pour soi » 

Oui, nous sommes entrés dans une période difficile sur le plan économique et commercial. Quand l’économie est déstabilisée, que l’incertitude règne et que le « chacun pour soi » devient la norme, les préoccupations environnementales et sociales semblent soudain prendre le bord ou être mises de côté. Le secteur de la finance, comme les autres, est influencé par le contexte politique et économique, et réagit aux signaux lancés — qu’ils soient réels ou perçus. Et les temps sont durs ces jours-ci. Du recul de certaines règlementations, à la résurgence de réflexes d’une autre époque, en passant par des allégations non fondées sur la pertinence des critères ESG et le retour d’une vision court terme, la finance durable se retrouve bien évidemment elle aussi confrontée à des vents contraires.  

Est-ce que ces signaux sont inquiétants ? Bien sûr.  

Devrions-nous changer le cap ? Certainement pas.  

Il est facile de vouloir faire de la finance durable lorsque l’enthousiasme est partagé par tous. Or, c’est quand elle a moins la cote qu’il est encore plus crucial de s’y engager.  

Car si les marchés réagissent aux signaux, les impacts des crises sociales et environnementales eux, sont plus réels que jamais et s’intensifieront, surtout si nous abandonnons les efforts déjà entamés. En effet, nous voyons de vieilles façons de faire refaire surface récemment. Mais s’engager sur cette voie à contresens, c’est faire fausse route. 

Quand on navigue dans la tempête, il est important de différencier le ressac du courant de fond. Il en est de même avec nos investissements et notre épargne-retraite, à plus forte raison.  

Vous – et votre épargne – avez plus de pouvoir que vous ne le pensez  

Nous pouvons faire quelque chose comme épargnant. Ensemble, nous avons plus de pouvoir que nous ne le pensons. Si acheter c’est voter, épargner c’est transformer. La finance est un levier puissant qu’on peut mettre au service d’un monde plus durable en regroupant nos forces.  

Nous croyons au pouvoir collectif et travaillons chaque jour à façonner une approche qui contrebalance les recours à « la loi du plus fort » et les réflexes du « chacun pour soi » qui cherchent à s’imposer à nouveau actuellement. 

Quand nos enfants ou nos petits-enfants nous demanderont ce qu’on a fait pour répondre aux crises climatiques et sociales, nous voulons pouvoir leur dire que nous avons monté la garde et maintenu le cap, contre vents et marées. Parce que c’était la bonne chose à faire. Pour eux. Pour nous. Pour la planète.  

Nous devons, plus que jamais, prendre conscience de notre force. L’heure n’est pas au découragement, mais à l’engagement. Plus forts, ensemble, gardons le cap.  

Merci d’être à nos côtés.

“Individuellement, nous ne sommes que des gouttes d’eau – Ensemble, nous sommes un océan.” 

Ryunosuke Satoro

*Environnemental, social et de gouvernance 

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